En période de crise, c’est l’écologie qui est mise à l’écart

Écrit par Renaud | 10 April 2013

Economie verte, les questions se multiplient !

 

Créations d’emplois remises en questions, renchérissement de l’énergie, impact sur les finances publiques … avec la crise les certitudes sur la transition écologique ne sont plus de mise.

 

En 2012, les investissements mondiaux dans les projets d’énergie propre ont baissée avec 201.2 milliards d’euros investis contre 225.9 milliards en 2011 (selon Bloomberg New Energy Finance). Cette baisse est essentiellement due au recul des investissements aux Etats Unis et en Europe avec notamment -67% des investissements en Espagne, du fait de sa politique d’austérité, mais aussi -27% en Allemagne, cependant toujours leader européen dans ces investissements.

 

La transition vers la production verte d’énergie se traduit par un accroissement de son prix, l’énergie nucléaire traditionnelle restant très largement moins chère que l’éolien, le gaz ou le photovoltaïque ; cet accroissement de coût des énergies étant pris en charge  par les états via les subventions ou par le consommateur final.

 

Les énergies renouvelables sont à l’origine de la création de nombreux emplois (de l’ordre de 21% de croissance annuelle) et on est ainsi passé de 2.3 millions d’emplois en 2007-2008 à 5 millions en 2011 ; cette création d’emplois venant au dépend des destructions d’emplois dans les secteurs du charbon et du gaz.

 

Pourtant nous n’avons pas le choix ! L’agence Internationale de l’Energie, a lancé un cri d’alarme à la fin de l’année 2011, considérant que l’explosion de la demande d’énergie par les pays émergents se traduira par un épuisement  plus rapide des réserves mondiales (Petrole : 2047, gaz : 2068,  charbon : 2140 et Uranium : 2144).
De plus, avec une politique de soutien aux énergies renouvelable depuis plus de 20 ans en Allemagne on comptabiliserait 370 000 emplois liés au énergies renouvelables avec un triplement de ces emplois entre 2002 et 2010 . En France, le Ministère de l’Ecologie estime à 100 000 emplois créés fin 2012  par cette filière.

 

De plus, l’Europe ne doit pas rater cette fameuse opportunité de rapatrier les sources d’énergie sur son territoire ; là où les énergies fossiles impliquent des gisements naturels  très peu présent en Europe, les énergies renouvelables sont exploitables  directement au sein de l’UE ; l’investissement dans les énergies renouvelables est donc facteur d’indépendance de l’Europe vis-à-vis de ces ressources.

 

Mais les Etats ne parviennent pas à trouver des solutions de financement de ces investissements nécessaires sans passer par leurs finances publiques et le soutien à une économie verte implique la mise en place de subventions et celles-ci peuvent paraître trop coûteuses en période de crise, tout au moins pas prioritaires. En Italie ou en Espagne, les politiques d’austérité liées à la crise économique se sont traduites par un ralentissement voire un gèle des investissements publiques dans les énergies renouvelables. L’Espagne a ainsi supprimé toutes les subventions à cette économique prenant ainsi le risque de voir une dégradation de l’industrie verte déjà installée (destruction de 25% à30% des emplois dans ce secteur).  Il apparaît que pour ces pays, le développement des énergies renouvelables ne semble pas être prioritaire ni représenté une issue à la crise économique.

 
Pourtant, il suffit d’accompagner de jeunes entreprises, souvent très dynamiques pour soutenir le greenbusiness et ce sans nécessairement dépenser massivement ; chez mobilorama.com, nous avons trouvé un levier pour accompagner les citoyens dans un acte responsable tout en leur proposant par la même occasion de gagner de l’argent et non d’en dépenser ; de nombreuses initiatives nationales privées vont dans ce sens et il n’est pas nécessaire de considérer que le développement durable coute mais plutôt il faut imaginer cette transition en incitant le consommateur et non en le pénalisant.

 

Alors, recyclez vos mobiles et gagnez de l’argent !